Le 28 octobre 2024, le Bénin a perdu l’un de ses vaillants fils dans des circonstances mystérieuses. Le commissaire principal de police Émile Adjekossi, en charge de la brigade criminelle, est décédé en Côte d’Ivoire dans la nuit du dimanche 27 octobre 2024. Ce décès soudain et entouré de flou vient perturber davantage l’enquête en cours sur le présumé coup d’État qui a secoué le pays ces derniers mois.

Selon des sources fiables du média Le Potentiel, Émile Adjekossi jouait un rôle clé en tant que coordonnateur de cette enquête sensible, dans laquelle plusieurs personnalités de premier plan, dont l’homme d’affaires Olivier Boko et l’ancien ministre des Sports Oswald Homeky, sont inculpées et détenues depuis plusieurs semaines. La disparition du commissaire principal soulève de nouvelles questions autour des circonstances de sa mort, qui survient seulement trois semaines après celle du brigadier Chougou, également impliqué dans cette affaire.
Une enquête sensible sous le choc
Le commissaire Adjekossi était en première ligne dans la gestion de cette enquête délicate, impliquant des personnalités influentes. Depuis que les allégations de tentative de coup d’État ont émergé, l’affaire a suscité un vif intérêt au sein de la population béninoise et dans la région ouest-africaine. En raison de l’ampleur de l’enquête et de ses ramifications potentielles, la disparition d’Émile Adjekossi laisse un vide dans l’équipe d’enquêteurs et renforce les suspicions autour des événements entourant cette affaire.
Deux décès en trois semaines parmi les enquêteurs
La mort d’Émile Adjekossi est la deuxième perte en peu de temps parmi les officiers chargés de cette affaire. Le brigadier Chougou, également impliqué dans l’enquête, est décédé il y a trois semaines. Cette succession de décès, en un laps de temps aussi court et dans des circonstances non élucidées, suscite de vives inquiétudes parmi les autorités et la population.
Le Bénin en quête de vérité
Le décès de ces deux enquêteurs met en évidence les défis auxquels le Bénin est confronté pour mener à bien cette enquête complexe. Dans un contexte où la transparence est essentielle, le besoin de réponses claires devient de plus en plus pressant. La population béninoise, déjà marquée par les révélations liées à cette affaire de coup d’État, reste en attente de la lumière sur ces disparitions.
Une affaire à haut risque pour la sécurité nationale
En l’absence d’éclaircissements, la mort d’Émile Adjekossi, ajoutée à celle du brigadier Chougou, pourrait ralentir l’avancée de l’enquête, voire compromettre certains éléments clés. Face aux nombreuses questions et incertitudes qui planent, les autorités devront redoubler d’efforts pour garantir la sécurité des autres membres de l’équipe en charge du dossier.
Les béninois expriment leurs condoléances et soutiennent les familles endeuillées, espérant que la vérité émergera bientôt, malgré les obstacles.