Le militant panafricaniste dans la tourmente
Le célèbre activiste panafricaniste Kemi Séba a été interpellé le 14 octobre 2024 par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) en France. Accusé d’une infraction grave selon les termes de son avocat, Me Juan Branco, il est soupçonné d’« intelligence avec une puissance étrangère », une accusation lourde en droit français.

Accusations contestées par son avocat
Me Juan Branco, défenseur de Kemi Séba, s’est exprimé publiquement pour rejeter les accusations portées contre son client. Selon lui, aucune preuve juridique ne soutient ces charges. Il affirme que les autorités françaises n’ont aucun fondement solide pour justifier l’arrestation de l’activiste, ce dernier ayant été privé de sa nationalité française pour des raisons politiques.
Des hypothèses politiques à l’origine de l’arrestation ?
Me Branco avance plusieurs hypothèses pour expliquer cette arrestation. La première concerne les relations entre la France et le Bénin. Selon lui, Kemi Séba, opposant au régime béninois, pourrait être la victime d’un accord tacite entre la France et le président béninois, Patrice Talon. Ce dernier, accusé de réprimer les opposants politiques, pourrait avoir obtenu le soutien de la France pour éliminer une voix critique.
La seconde hypothèse concerne les tensions actuelles entre la France et l’Afrique de l’Ouest, notamment au Niger. L’avocat suggère que la France pourrait utiliser Kemi Séba comme moyen de pression pour influer sur la situation politique dans la région.
Un militant panafricaniste ciblé
Kemi Séba, figure emblématique du mouvement souverainiste africain, se trouve donc au cœur d’une affaire où politique et géopolitique semblent s’entremêler. L’avocat conclut que ces accusations ne sont que des tentatives de faire taire une voix influente et dissidente, active contre les intérêts français en Afrique.
Une arrestation controversée
Alors que l’enquête se poursuit, Kemi Séba demeure en détention, une situation que son avocat qualifie de prise d’otage politique. Pour l’heure, aucune charge formelle n’a encore été retenue contre lui, mais la mobilisation en faveur de sa libération commence à prendre de l’ampleur.
Soutenez-nous et restez informé !
Pour suivre l’évolution de cette affaire et rester informé des dernières nouvelles, abonnez-vous à notre page Facebook et partagez cet article avec vos proches ! Ensemble, faisons entendre nos voix.