Le Niger continue de faire face à des vagues d’attaques violentes malgré les efforts des autorités pour restaurer la sécurité. Entre le 15 et le 17 septembre, trois attaques distinctes ont coûté la vie à au moins douze militaires et fait plus d’une trentaine de blessés, selon un communiqué officiel de l’armée nigérienne. Ces événements illustrent la persistance de l’insécurité dans le pays, marquée par la montée des groupes djihadistes.

Détails des Attaques
Le dimanche 15 septembre, une attaque massive a été perpétrée dans la région de Tillabéri, située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Niamey. Des centaines de combattants ont attaqué une position militaire, causant la mort de cinq soldats et blessant vingt-cinq autres. L’armée a rapidement réagi en envoyant des renforts terrestres et aériens, affirmant avoir éliminé plus de cent assaillants.
Le lendemain, une autre tragédie s’est produite dans la région de Diffa, connue pour être un bastion de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Une patrouille militaire a été victime d’une explosion causée par un engin explosif improvisé, tuant cinq soldats. En réponse, l’armée a mené une frappe aérienne qualifiée de « chirurgicale », ciblant les responsables et détruisant leurs équipements.
Enfin, le mardi 17 septembre, une nouvelle attaque dans la région d’Agadez a frappé un camp militaire et un poste de gendarmerie. Deux militaires ont perdu la vie et six autres ont été blessés. L’armée a lancé une opération pour pourchasser les assaillants, soupçonnés de se diriger vers la frontière libyenne.
L’Implication du Mouvement Patriotique pour la Liberté et la Justice (MPLJ)
Cette dernière attaque a été revendiquée par le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), un groupe armé formé récemment. Ce groupe est une scission du Front patriotique pour la libération (FPL), un mouvement rebelle qui milite pour la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum, renversé lors du coup d’État de juillet 2023. Le MPLJ affirme avoir tué quatorze soldats et deux gendarmes, tout en concédant la perte de deux de ses combattants.
Une Insécurité Persistante
Malgré la justification du coup d’État de 2023 par la détérioration de la situation sécuritaire, les attaques djihadistes se sont intensifiées au cours de l’année écoulée. Selon l’organisation Acled, qui suit les victimes des conflits dans le monde, environ 1 500 personnes, civils et militaires confondus, ont été tuées dans ces attaques, un chiffre alarmant qui contraste avec les 650 morts recensés entre juillet 2022 et 2023.
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