La capitaine major Thècle Kodo, nouvelle régisseuse de la prison civile de Cotonou, est sous le feu des critiques pour sa gestion controversée de l’établissement depuis sa prise de fonction il y a moins de deux semaines. Les prisonniers et les visiteurs dénoncent des abus, des humiliations et des actes de cruauté qui ont transformé la plus grande maison d’arrêt du Bénin en un véritable enfer.

Des mesures sévères et des abus dénoncés
Mme Kodo, précédemment régisseuse de la prison de Ouidah, a hérité d’un établissement comptant plus de 3 000 détenus. Cependant, son approche autoritaire a rapidement soulevé des critiques. Selon des témoignages recueillis, elle impose des règles strictes et des pratiques humiliantes, notamment à l’encontre des femmes venant rendre visite à leurs proches incarcérés. Ces dernières sont désormais contraintes de se déshabiller lors des contrôles, une mesure perçue comme dégradante et abusive.
Un témoin interne à la prison rapporte que Mme Kodo se mêle de toutes les opérations, allant jusqu’à surveiller la distribution des repas et procéder elle-même aux fouilles corporelles des visiteurs. « De tous les régisseurs passés ici depuis six ans, elle est la plus contestée », confie un détenu.
Conditions de vie des prisonniers encore plus détériorées
Les prisonniers ne sont pas en reste face à cette gestion répressive. Mme Kodo aurait menacé de retirer les ventilateurs des cellules surpeuplées, malgré la chaleur étouffante qui y règne. « Je m’en fous si des prisonniers meurent », aurait-elle déclaré lors d’un incident causé par une coupure de courant. Cette décision a suscité l’indignation, tant parmi les détenus que leurs proches.
De plus, elle aurait donné l’instruction aux familles de ne plus apporter certains aliments comme la farine de maïs, sans explication, compliquant encore davantage la vie des détenus.
Risque de mutinerie imminent
La gestion de la régisseuse Kodo est perçue comme inadaptée et dangereuse pour la stabilité de la prison de Cotonou. Les conditions de détention, déjà difficiles, semblent s’aggraver, faisant craindre une mutinerie. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer ces abus et demander une intervention rapide des autorités compétentes afin d’éviter un drame.